N'ayez crainte, curieux lecteurs : cet espace de liberte va bientot retrouver son activisme. Juste le temps de ramener mes couettes du pays des rennes ou mes droles de parents ont decide de m'emmener dans un trip baba-moustiquo-van-crado.
Le weekend passé, nous prîmes le train rouge, direction la ville qui bouge. Il fallait aller voir si la frite était toujours plus belle, de l'autre côté des Ardennes. Et le pays toujours entier. Voici un bref aperçu sans stéréotype ni condescendance.
A priori, ils ont conservé la jolie place et ses furieux touristes. La pluie est évidemment fournie avec.
Pas de barricade ni autre trace apparente de guerre civile, : j'en déduis que la situation est normale. Sauf peut être lorsque quelques cris gutturaux s'échappent ci et là du gosier d'autochtones. Mais l'accent peut parfois être malicieux. Et la gueuze assez forte.
Un pont de singe relie désormais les différentes parties de la ville, scindée en plusieurs arrondissements suivant le prix de la gaufre. Le coin francais est étonnamment préservé, avec ses émigrés entourés de poulaillers. C'est là que vit une branche exilée de la famille.
L'accueil fut chaleureux, l'eau courante et les draps fournis. On imagine sans mal les soirées de disette consenties pour nous garantir de telles conditions d'hébergement. La générosité belge n'est pas un mythe : un peu d'eau et c'est un bain pour une famille entière.
Et voici revenu le moment des mamies, grâce à ce merveilleux cliché empreint de complicité et de douceur. C'était avant que je lui casse les dents (sur coup de boule).
Championne du monde de bob' solo ! A moins de trois ans. A 210 km/h de vitesse de pointe.
L'équipe était complète : sherpa-porteur-styliste, guide de haute montagne et attachée de presse. Rien n'avait été pris à la légère. : couleur de la tenue, repérage minutieux, chants de guerre, et surtout, surtout, entraîneur génial.
Et l'incroyable se produisit, sous les vivas de la foule en délire.
Gala
Après la franche rigolade vint le temps des choses sérieuses : la compèt' féminine, surnommée par un connaisseur rigolo 'course des vaches de printemps'. Je vous laisse juge de la qualité technique dont ont fait montre les deux finalistes de cette deuxième partie de l'épreuve (la première course, tout aussi acharnée, est conservée en stock).
Je dois avouer que depuis un certain temps, un truc me tracasse : le contenu de mon assiette. A raison de 6 ou 7 platées par jour, ca en fait du temps perdu en tergiversation. Docile au début, j'ai vite compris que la composition de mes menus, avec, au choix, une merveilleuse sauce aux épinards vapeur, du tofu magyar ou quelques graines germées violacées n'étaient en rien prescrites par l'organisation mondiale du bébé en bonne santé. Prenant mes couverts en otage et ma mère entre quatre yeux, j'ai commencé par supplier, genou à terre, de pouvoir croquer le malheureux petit Curly tombé sur le tapis. Premier succès. Puis vint le tour d'un chipster chipé furtivement lors d'un cocktail, suivi d'un muffin abandonné par un collègue étourdi. Et ainsi de suite jusqu'au fameux épisode de la grève de la fourchette : la menace d'un usage exclusif de messieurs pouce et index contre l'exigence de pouvoir taper dans le pot de Nutella a l'envie. La bataille dure toujours. 3 fois par jour.
Cette petite séquence vise à inaugurer la nouvelle rubrique dite de l'enfant perroquet. L'apprentissage des locutions et expressions gauloises constituant une étape nécessaire à mon insertion sociale, une équipe pédagogique de haute volée s'est proposée pour me faire franchir quelques étapes. Dans l'extrait proposé ici, il est bien entendu question de conflits au Moyen Age et de luttes entre féodaux.
Ils ont bien cherché, ils n'ont rien trouvé. Moi, je dis juste : J'ai mal à la tête, pour qu'on s'intéresse à moi. C'est alors que tout bascule dans la démesure : pédiatre, ambulance, hélico, sonde à plat, scanner corporel, intrusion rachiti-unijambiste, sérum de vérité. Qu'on se rassure, le bilan cérébral est normal. Ca devait être une dent.
Eprouvante tournée des Grands Ducs... 1200 km avalés, 3 chapons engloutis, des fournées de chips au caviar et 42 faux Père Noel démasqués.
Et grande classe cette année, puisque la frime biarrote a supplanté le tricycle danois. Faute d'avoir été prévenue à temps, me voilà déboulant sur la grande plage en tenue de Cosette au beau milieu d'une armée de congénères sapés en Ralph Lauren Baby.
Juste le temps de mouiller le maillot et il faut déjà repartir, le début de la saison a commencé sur les pentes parisiennes. Et là, sur qui je tombe ? Les restes du père Noël, affalé en bas des pistes, visiblement pas en grande forme.