dimanche 10 mai 2009

A la découverte de nos belles régions ... la baie de Somme

Sitôt rentrée de son pèlerinage éthylique et fort béate de me trouver encore épanouie malgré la tutelle de son compagnon, la Reine Mère décida de me faire découvrir une contrée qui l'avait enchantée quelques jours auparavant. Direction une planète mystérieuse aux confins du pays.


Atteindre la destination n'est pas chose aisée, puisque tout parisien qui se respecte décide de prendre le large au même moment, à 13h51 le vendredi. Après 32 lectures de "Petit Ours Brun envoie ses parents en prison", le trajet touche enfin à son but, et là, ô surprise, un énorme marécage en guise d'océan. On repassera pour les Tropiques, la faute à la pleine lune m'assure-t-on. Comble du pompon : un vent force 8 qui ne me permet que des déplacements unidirectionnels.

Il faudra attendre les lendemains pour découvrir les merveilles de ce joli coin de France : des drôles de personnages qui conversent avec un accent incompréhensible et des frites plein la bouche, des touristes ravis de marcher les pieds dans l'eau pour aller croiser un phoque qu'on peut voir dans tous les bons bouquins et les mêmes touristes qui se battent le soir pour croquer des coquillages plein de sable alors qu'ils auraient pu ramener Bibifoc et le faire cuire au barbecue.

Au moins, ça change de la traditionnelle sortie piscine du dimanche matin.



mardi 5 mai 2009

ça part en sucette


Ami(e) nourrisson, la révolte gronde ! La lutte pacifique est un leurre et j'ai décidé de dissoudre mon Eglise. Il est temps de passer à l'action pour repousser les limites de notre pouvoir et vaincre le despotisme. Prends ta pelle et ton rateau et viens combattre à mes côtés.


Personnellement, il est vrai que je dispose à domicile de conditions exceptionnelles. Ma mère alcoolique a quitté le foyer pour se refaire une santé dans les pubs britanniques, au prétexte saugrenu d'un voyage scolaire et pour une durée indeterminée. Ne reste donc plus qu'un père pour qui répéter 3 fois très fort 'NON' sans rire équivaut à remporter le Nobel .

L'enfant roi fait vraiment n'importe quoi. C'est ça qui est bien. Je vais en faire un bouquin.


dimanche 3 mai 2009

Missing


L'heure est grave. Cette femme au vélo a disparu. Elle a été aperçue pour la dernière fois par aux abords de Belleville, vers 17h. Elle porte la même tenue que sur la photo. Plusieurs témoins affirment qu'elle serait montée dans un bus rempli de boutonneux fanatiques dont certains envisageaient de "manger Mme Groschêne". Je signale aux aimables ravisseurs qu'outre des prestations culinaires, cette personne assure, pour quelques mois encore, l'honorable fonction de taxycle-driver dans les rues de Paris. Merci donc de ma la rendre prestement, au moins avec deux jambes !

Touriste



Suivons les préceptes du Parrain : pour avoir des lecteurs, faites des jeux.
Cherchez Charlie est de nouveau à Paris, et bien planqué cette fois-ci.
Une boule à neige spéciale Montmartre au plus rapide.

mercredi 29 avril 2009

convalescence


Y'a des jours comme ça... Je me réveille, c'est la cata. Dans ma tête c'est le sauna, dans mon corps, c'est le sauna tout pareil. 39°C à l'ombre. Chui cuite. A la maison, branle-bas de combat. Qui va rester s'occuper de la chaudière ? Le plus fainéantE est volontaire.

RV illico chez le guérisseur, qui parle aussitôt de rhino-truc-bidule. Ca ne change rien, je bous toujours. On me présente l'ami Suppo, paraît que c'est le spécialiste... Et son copain Sirop, beaucoup plus rigolo. Ca va mieux, d'autant que j'ai le droit au no-limit : tout faire à partir du moment où l'Inquisition a le regard tourné ailleurs. Mais la canicule perdure. Je cherche à me glisser discrètement dans le congélo. Et là, encore un 'Non Zoé, ce n'est pas bien' du Big Brother de la journée. Tentative d'ingurgitation de glaçons. Une nouvelle fois stoppée ! Ne reste plus que la sieste avec option rêve d'ours polaire.

lundi 27 avril 2009

Il est 7 heures...


... c'est le printemps à Paris, et vous vous demandez quoi faire après une bonne grosse nuit ? Easy bibi.

Etape 1 : Hurler. Permet de réveiller sans faillir un ou plusieurs des résidents qui, il y a encore quelques heures, entonnaient une suite de chansons paillardes.
Etape 2 : S'agiter. Oblige l'intrus venu s'enquérir de votre état à vous évacuer d'urgence du domicile de peur d'attiser la fougue des autres congénères. Au besoin, il prétextera une sortie boulangerie.
Etape 3 : Quitter la poussette. En refusant obstinément toute les sollicitations habituelles (tétine, croissant et autre cache-cache), votre accompagnateur se rendra rapidement compte que la seule activité qui vous sied à cette heure matinale est la marche.
Etape 4 : Continuer à marcher. Permet de choisir sa destination sous les regards ébahis des passants
Etape finale : entamer une partie de foot dominicale avec votre pote le pigeon (penser à se munir au préalable d'un ballon adapté à ce genre de volatile et prévoir un site adapté)





Next week : saute-mouton aux Buttes Chaumont

jeudi 23 avril 2009

évolution neuronale

ceci est la transcription approximative d'un dialogue surpris entre mère poule et père poulet quelques minutes après le retour au poulailler parigot

mère Poule : tu vas voir elle fait des progrès énormes : elle marche, comprend tout ce qu'on lui dit, compte jusqu'à sept et s'exprime déjà admirablement bien ...
père Poulet : ... en cinq langues ?
mère Poule : pas encore, pas encore mais je l'ai entendu dire " Ne me cherche pas, minuscule poule en bois. Tu n'es qu'un ridicule artefact sans conscience et tu fais face à un agrégat de neurones surpuissants, qui sauront sans mal percer le secret de ton mystère"


Traduction pour les nombreux lecteurs de moins de 18 mois : "Là, là, coucou, là". En gros : "toi la poule, on va te mettre là". Et ça marche. Les enfants sont formidables !