le CMECU (Comité des Mamies en Colère Ulcérées) a encore frappé ! Furieux de ne plus obtenir des clichés papier glacé, le groupuscule a décidé de passer à la vitesse supérieure. Par la mise à mort lente monsieur Ixus, le fidèle appareil numérique qui me suit depuis le premier rot. Une nouvelle campagne de dons est lancée.
Sachez, infidèles, que ma colère sera terrible ! Allez, qui veut tâter du cube ?
Bizzare ce weekend. Pendant qu'on m'obligeait à ingurgiter des fioles, à me coucher tôt et que les suppos se succédaient, certains faisaient ripaille jusque tard dans la nuit ou allaient flâner pour voir un bout de ferraille :
Y'a pas de justice. Comment expliquer que ma températiure corporelle soit inversement proportionnelle à celle du dehors ? Selon les derniers éléments de l'enquête, c'est la faute aux petits spotties qui envahissent amoureusement mon corps. Et il sont nombreux. Pour rassurer les plus inquiets, il s'agit bien du Crousti-truc évoqué précedemment, et en aucun cas de la varicelle, de la roséole ou autre peste bubonaire. On évoque également l'action conjuguée de plusieurs dents attirées par l'odeur du fromage. Prochain message sous les 40°C.
Je pète la forme, je mange l'équivalent de trois baleines bio par jour, jamais malade et toujours heureuse.
Alors forcément, quelque chose devait un jour ou l'autre mettre un terme à cette magie. Et ça s'appelle syndrome de Gianotti-Crosti* (miam miam, mais quand on traduit par acrodermatite papuleuse infantile, on a tout de suite moins faim). Visuellement ça donne des milliards de petits boutons rouge envahissant mon corps de rêve. Je dois mettre ma carrière entre parenthèses et annuler tous les shooting photo des 3 prochaines semaines. Bien évidemment, il est hors de question de vous montrer les ravages de ce virus. Je n'ose plus sortir la poussette dehors, même avec une cagoule. Pas envie de faire la une de la presse people cette semaine.
L'Histoire officielle raconte que Gianotti et Crosti sont les deux premiers individus napolitains chez qui cette m.... a été découverte pour la première fois en 1912 suite à un séjour prolongé dans un terrier de belette au cours d'une partie de cache-cache, dont les italiens sont très friands. Le second a quand même réussi puisqu'il a ensuite co-inventé les corn-falkes.
Au pôle Nord, on fait vraiment la fête. Et des découvertes.
Exemple : ce gros fainéant de soleil se lève en 2 heures puis prend tranquillement son temps pour se recoucher. Du coup, privés de lumière, les gens deviennent cinglés. Nouvel exemple :
Un ami pour la vie, passablement éméché mais le seul à ma taille.
Cherchez Charlie ... au milieu des bûcherons qui mangent des saucisses autour d'un feu
J'étais partie découvrir les mystères de mon pote Arnulf et de ses ancêtres. Goûter du hareng et tâter du viking. Encore faut-il pouvoir mettre un bout d'oreille dehors : là bas, tout est gelé, même le champagne du réveillon.
Petit retour en arrière : fin décembre, j'ai été victime d'un attentat. Un être malveillant a tenté d'attenter à ma (courte) vie : le réfrigérateur. L'énorme tas de ferraille s'est subitement décidé à ne plus descendre sous les 12° C, mettant en danger mon traitement quotidien. La décision de l'équipe de suivi psychologique fut sans appel : une équipée lointaine devait être organisée afin de comprendre comment et où le froid du monde entier est produit : en Norvège.
Dans le désordre : à l'abri du sauna, à l'assaut du blizzard et à la baguette d'une tablée de nouveaux disciples.
et une petite dernière qui, au delà des visages joviaux de mes hôtes et de mon chauffeur, montrera au monde entier :
a) l'enthousiasme général qui a régné tout le séjour durant b) la maîtrise de l'anglais de mon père, surtout avec des chips dans la bouche c) l'incroyable qualité du manteau neigeux
message perso pour Tata Hareng : tu serais aimable de m'envoyer des photos, la qualité de mon blog ne saurait attendre...
Je suis tranquillement assise à siroter un Cacolac quand soudain, c'est l'effervescence. Sans prévenir, ma mère hautement alcoolisée, sur un coup de tête, décide que nous prenons la clef des champs. Et pas n'importe lesquels : direction Cholet. Adieu les bobos, bonjour les fayots (*).
Prétextant un non respect des règles démocratiques (je n'ai pas été consultée), je proteste. Rien n'y fait. Je fuis, ma porteuse me rattrape 80 cm plus loin. Echarpe, ascenseur, métro, quai, TGV, tout va trop vite. Ce n'est qu'à l'arrivée que je réalise la fâcheuse boulette : il manque mon père.
Le malheureux est cantonné à domicile pour accomplir ses missions de bricoleur. Il n'est autorisé à sortir que pour servir son pays. Réussira-t-il à rejoindre sa terre natale à temps ?
*le fayot est un petit légume sans poil également dénommé mojette (en Vendée) ou haricot blanc (dans le reste du monde).Caractéristique : il fait péter.